Les bases du Da Cheng Chuan
Le Zhan zhuang ou Posture du Pilier

Debout, immobile, les deux pieds bien stables, légèrement assis, les bras levés en arrondi à hauteur des épaules, on va laisser le corps et le mental se détendre.
A partir de cette quiétude, l’énergie va croître, le corps va s’unifier et devenir un ensemble inséparable. C’est pourquoi une pratique quotidienne constitue la fondation de cette Boxe chinoise.
Le Ji Ji Zhuang ou Posture de combat

Ce sont des postures qui préparent au combat. Il existe de nombreuses postures de combat mais toutes sont associées à des visualisations spécifiques (Yinian). Percuter, soulever, enlever, percer, développer la sensation que les mains ne rencontrent aucun obstacle qu’elles ne brisent.
L’épreuve de l’énergie ou Shili

Lorsque, grâce aux postures immobiles, nous ressentons l’énergie circuler dans notre corps, lorsque nous éprouvons l’étrange sensation d’être planté dans le sol comme un pieu, les différents ‘shili’ permettent de mettre en mouvement cette énergie. Au fil du temps, ces différents exercices entraînent à agir en pleine conscience en coordonnant et synchronisant parfaitement le corps et l’esprit.
Le déclenchement de l’énergie ou Fali

Maître Wang Xiang Zhaï disait que le Fali est le fleuron antique des Arts Martiaux chinois. Ecoutons le Maître :
« Pour réaliser un Fali avec un maximum d’efficacité, je dois pouvoir disposer de toute ma musculature donc être dans un état ‘hors tension’ avec l’esprit ‘vide’. Puis, contractée en une fraction de seconde, cette force peut atteindre mon adversaire. » Wang Xiang Zhaï
Tous les combattants qui ont affronté des Maîtres du Da Cheng Chuan ont ressenti la même et étrange douleur en réceptionnant les chocs…. une véritable décharge électrique leur a traversé le corps !
La poussée des mains ou Tuishou
A l’origine, cette technique s’appelait ‘les mains jointes’. C’est une superbe spécificité des Arts Martiaux chinois tout en étant la porte d’accès au combat. La poussée des mains est un exercice à deux permettant de mesurer sa force interne et de tester celle de l’autre.

Il existe un Tuishou à une seule main appelé Dan Tuishou et un Tuishou à deux mains Shuang Tuishou. Dans les deux cas, il s'agit de mesurer sa force dans un état de détente et d'attention extrêmes.
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« L’agir provient du non-agir, l’immobilité est la mère du mouvement » Wang Xiang Zhaï
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